Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 16:55
Y'a un jour où j'ai décidé que je vivrais loin. Loin ne voulait pas dire à l'autre bout du monde. Loin voulait juste dire que je comptais partir. Je ne sais pas réellement quand j'ai décidé ça. Un soir, comme ça, un de ces soirs où on n'arrive pas à s'endormir et qu'on sent la nostalgie nous envahir, je me suis juste dit : "un jour, je partirai loin". Ce soir là, il s'est révélé que je parlais plus sérieusement que jamais.

Et tu es partie !

Oui, je suis partie. De plus en plus loin. En m'éloignant, je n'avais pas réalisé que cela signifiait que je ne reviendrais plus jamais. Que finalement, je m'éloignais aussi de ma vie d'ici. Ou de là bas devrais-je dire. Que finalement, je n'aurais plus vraiment de chez-moi.

Il suffit simplement de rester en place.

Non... Quand ta vie, elle est dispersée à plusieurs endroits. Quand ton coeur est divisé entre ta famille, la personne que tu aime, tes amis, ton deuxième pays et tes rêves, alors il "ne suffit pas".

Tu ne fais que fuir.

Peut-être. Peut-être que j'ai eu peur de ne pas réussir à affronter leurs regards. Peut-être que j'ai fuis ce qui m'a blessé. Peut-être même que j'ai été effrayé par cette maladie contre laquelle je ne pouvais rien faire. Peut-être que je ne me sentais pas à la hauteur. Peut-être encore que je vais partir pour ne pas avoir à me confronter à de nouveaux échecs.

Ils méritent tous mieux que de subir tes petites envies, tes petits rêves... Tu n'as plus 10 ans, le jour où tu as imaginé partir loin s'est terminé depuis longtemps.

Sûrement. Mais 10 ans plus tard, rien n'a changé. Je veux toujours vivre loin et un jour, je finirai par trouver ce que je cherche, c'est promis. Peut-être même que c'est déjà arrivé, mais ça, peut-être aussi que je ne l'avouerai jamais.
Par Alice
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 17:23
J'ai commencé ce blog avec un article pour résumer mon année 2007. On ne change pas une équipe qui gagne, donc c'est parti...

2008...

Janvier - Avril : Un deuxième semestre clermontois. Des cours d'allemand inintéressants. Un projet en groupe enrichissant. Une envie folle de partir. Derniers préparatifs. Des adieux. Des Au revoir.

Mai : Brême. Le grand départ. La collocation. Lotta. Des rires. Des sorties. Des prises de tête. Des incompréhensions. Des regards. Des révélations. Se faire péter l'estomac. Le soleil. La Weser. L'Institut. Des rencontres. Un enrichissement. La vie. Profiter. Ne plus penser. Faire le vide.

Août : Les vacances. Le train vers Bordeaux. Des interrogations. Des doutes. Se jeter à l'eau. Sourire bêtement. L'écouter. Ne plus avoir peur. La confiance. Le manque. L'espoir.

Septembre : Le dernier mois brêmois. Déchirement. Partir. L'amitié. Le Lila Eule. Les vélos. Tout laisser. Tenter de ne pas se retourner. Le retour à la réalité. La maladie du papa. Les examens. Lymphome. Chimio. L'envie de ne plus partir. Pleurer pendant des jours. Oublier tout. La famille, seulement la famille... Lui. La rencontre avec les parents. Le voyage en Picardie. Volo. Le Saint-Nectaire. Les étoiles dans les yeux. Tenir. Pour Lui, pour Nous.

Octobre : Regensburg. La Bavière. Nouvelle ville. Déménagement. Tristesse. Joie. Lui, plus que jamais. Sa première visite en Allemagne. Nos dix jours. L'université allemande. Mon nouveau pays d'adoption. La solidarité française. Des fous rires. Des phrases cultes. Des heures à la bibliothèque. Observer. S'énerver. Rire, encore, toujours.

Novembre : L'hiver. Le froid. Le retour à Clermont. Encore et toujours Lui. Une expédition. Rater l'avion. Rater deux trains. Sourire. Rouler jusqu'à Strasbourg. Ne rien prévoir. Première aventure. Survivre avec quelques crêpes.

Décembre : Les marchés de Noël. L'Avent. Le vin chaud. Nürnberg et Regensburg. Le manque. Vouloir retrouver la famille. La fatigue. Le rapport de stage. Le manque encore. Et finalement : Noël. Les retrouvailles. L'ambiance. Le sourire aux lèvres. Le foie gras. La dinde. Le départ en Aveyron. La rencontre de Ses parents, Sa famille, Ses amis. Les visites ensemble. Main dans la main. Yeux dans les yeux. Le nouvel an ensemble. Danser. Oublier les problèmes le temps de quelques jours...


Cette année aura été chargée en évènements. Et il m'est impossible de la résumer mais malgré tout, trois évènements sont à retenir.

Mon expérience à Brême aura été essentielle. L'Allemagne fait aujourd'hui encore plus partie de moi, mon deuxième pays. Me voici depuis bientôt huit mois ici, et je n'imagine pas encore le retour. Malgré les difficultés du quotidien, 2008 et 2009 seront mes années de l'Allemagne. Et finalement aujourd'hui, je me sens comme Xavier dans l'Auberge Espagnole, "j'suis comme l'Europe, j'suis un vrai bordel"...

Lui. On aura failli se passer à côté. Mais finalement, tout est bien qui finit bien. "2009, ça sera ensemble".

La maladie du papa. Un véritable boulversement. On se rend compte que la vie est courte. Que personne n'est immortel. Alors, vivons, soyons déraisonnables. C'est trop triste les regrets.

Et puis 2009 sera l'année de mes 20 ans. 20 ans aussi pour la chute du mur de Berlin. Année mémorable ?? L'avenir nous le dira.

Je vous souhaite donc une bonne année à tous. Qu'elle soit remplie. Foncez, finalement, on est encore jeune. Tout ça, c'est bien de notre âge non ?
Par Alice
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 22:39


Il y a des choses qui ne peuvent pas être dites, des choses qui défient toute logique. La distance, l'avenir, le passé, les doutes, les espoirs, les joies, les peines, le manque, l'euphorie, les sourires, les pleurs, l'amour, le bonheur, la tristesse, l'attente... Un dictionnaire entier ne suffirait pas à exprimer cette petite chose compliquée et charmante.

Et puis, après tout j'ai pas besoin d'un dictionnaire, il me suffit de tes yeux, ton sourire et toi. Main dans la main, on avance et il n'y a rien à expliquer, c'est comme ça et puis c'est tout...




Par Alice
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /Déc /2008 16:00

Les gestes et petites attentions ont parfois bien plus d'importance que les grands discours et les jolis mots...

Je n'y crois plus à tout ça, les mots s'envolent si vite, s'oublient, se perdent dans l'oubli.

Il n'y a rien à dire. Il suffit d'un sourire sur ton visage quand je descend du train. Il suffit de sortir sa voiture et arriver quelques minutes après pour me réconforter. Il suffit de rester des heures côte à côte en silence. Il suffit de rires étouffés dans un cinéma et de regards complices échangés.


Il n'y a rien à faire. L'essentiel est et sera toujours le même. Les promesses d'amour et d'amitié sont comme les mots... Elles s'envolent, s'oublient et se perdent dans l'oubli. Les preuves d'amour et d'amitié sont bien plus rares mais aussi bien plus précieuses. Et elles restent, quoi qu'il arrive...

Par Alice
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 11:30
Tu m'avais dit, je te donnerais le soleil, aujourd'hui comment croire à des histoires pareilles ?
(Debout sur le Zinc)


Tout ou presque a été dit. Aucun mot ne saura me calmer depuis que ces trois mots sont sortis de sa bouche : tumeur, cancer, chimio-thérapie.

Extérioriser ne sert à rien. Garder pour soi ne sert à rien.
Essayer de me rassurer ne sert à rien. Ne pas essayer ne sert à rien non plus.

Tout a changé. Ma famille, nos relations, ma vie, mes amitiés, mes rêves, mes envies, mes doutes et mes espoirs. Rien ne sera plus comme avant depuis qu'il a perdu ses cheveux poivre et sel.

J'ai besoin de vous sans en avoir besoin.
J'ai besoin de réconfort sans en avoir besoin.
Le fait est que vous ne pouvez pas comprendre...
Par Alice
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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 23:34

Tu sais qui aime les relations longues distances ? Les filles.
Ce sont juste des discussions et pas de sexe.

(How I met your mother)


Par Alice
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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 22:02





J - 20



Clermont-Ferrand m'aurait manqué ?

Le fait est que dans 20 jours, je serais là, face à mes souvenirs d'une année passée là.
Le fait est aussi que ça me fait plus que plaisir.

Retrouver la France le temps d'un week-end, retrouver cette ville qui aura permis certaines rencontres plus qu'essentielles, te retrouver toi, ton sourire et tes yeux.
Revoir encore une fois la place de Jaude, revoir la cathédrale toute noire, revoir le tramway pierre de lave...

Nan, finalement, je crois vraiment que Clermont me manque un peu...

Par Alice
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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /Nov /2008 15:28



Parfois, j'ai envie d'étouffer cette putain d'idée selon laquelle la vie serait belle... Parfois, j'ai envie de baisser les bras, d'abandonner... Parfois, j'ai envie de pleurer dans les bras de ma mère parce que j'ai fais un cauchemar... Parfois, je veux juste dormir en espérant qu'à mon réveil, tout soit beau à nouveau...

Mais tout ça serait bien trop simple...

Alors j'me bats, j'me débats... J'me dis que rien, ni personne ne m'empêchera de vivre, que rien ni personne ne me fera lâcher tous ces trucs, même ceux qui font mal, même ceux qui arrachent le bide, même ceux qui font chialer. 


Puis finalement, il y a de ces instants qui nous font dire qu'abandonner serait la chose la plus conne qu'on puisse faire...


Par Alice
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 16:31



Les résultats seront bientôt là. Le cauchemar deviendra officiel.
La vie n'est pas toujours juste. La vie n'est pas toujours belle.
Mais j'te l'promets, même si j'suis encore ta p'tite fille, j'aurais du courage pour nous deux.


"Papa, il a promis de se battre pour vous voir heureux".

Moi aussi, j'vais continuer à m'battre pour nous. Pour qu'tu nous vois heureux, pour qu'tu continues à être fier de nous, pour que tu puisses dire "ma fille, elle est presque bilingue" ou "mon fils, il répare les ordinateurs comme un chef", pour que tu puisses continuer à me disputer, pour que tu puisses continuer à être un peu jaloux de mon n'amoureux, pour qu'on puisse vivre... Revivre normalement. Avec mon papa qui chante, mon papa qui rit, mon papa qui danse, mon papa qui essaye de parler allemand, mon papa qui me bricole plein de choses...

Parce que rien n'est plus dur que de voir son papa pleurer...
Parce que rien n'est plus dur que de voir son papa à l'hôpital...

Parce que j'ai besoin de toi... au jour le jour...
Et que moi aussi, je t'aime...


"Et quand faudra pleurer, faudra aussi s'en remettre"

Par Alice
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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /Oct /2008 21:55

Lui


Aujourd'hui, 1 092 kilomètres nous séparent.
Aujourd'hui, 17 jours nous séparent.


Mais ce que je sais, c'est que ni les kilomètres, ni l'attente ne changeront quoi que ce soit.


"A l'espoir qui nous tient"...
Par Alice
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